Arrêter de regarder les stories de son ex : pourquoi c'est si dur, et comment faire
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23 h 40. Tu ouvres Instagram « juste pour voir ». Sa story est là, en premier. Un bar, des gens que tu ne connais pas, une main sur une épaule. Tu la regardes trois fois. Puis tu vas voir qui l'a likée.
La réponse courte
Regarder les stories de son ex entretient le manque : chaque story relance l'envie de savoir, et les études associent le fait de surveiller un ex en ligne à plus de détresse et à un rétablissement plus lent. Pour décrocher, retire-lui l'accès à ton attention : masque ses stories, fais pareil avec les comptes qui te ramènent à lui, et décide à l'avance de ce que tu feras quand l'envie de vérifier reviendra.
- Surveiller un ex en ligne est associé à plus de détresse après la rupture.
- Masquer ses stories est discret : il n'en sait rien.
- Les comptes de ses proches te ramènent à lui, eux aussi.
- Décide maintenant de ce que tu feras quand l'envie de vérifier reviendra.
Pourquoi c'est si dur d'arrêter
Sa story, c'est une fenêtre sur une vie dont tu ne fais plus partie. Et tu ne sais jamais ce que tu vas y trouver : rien, un détail qui fait mal, ou peut-être, qui sait, un signe. C'est justement cette incertitude qui rend le geste si difficile à lâcher.
Le manque d'un ex n'aide pas. Penser à la personne qui nous a quittés active les mêmes circuits du cerveau que l'envie dans une addiction (Fisher et al., 2010). Chaque story est une petite dose. Elle soulage dix secondes, puis l'envie revient, plus forte.
Ce que ça te coûte
Ce n'est pas qu'une impression. Dans une étude menée auprès de plus de 400 personnes, celles qui surveillaient le profil Facebook de leur ex se sentaient plus mal, pensaient davantage à lui, avaient plus de mal à tourner la page et grandissaient moins après la rupture (Marshall, 2012).
Une autre étude relie cette surveillance en ligne à la détresse ressentie après la séparation et à une forme d'attachement anxieux (Fox et Tokunaga, 2015). Ces études montrent un lien, pas une cause certaine. Mais le sens est clair : plus tu regardes, plus la rupture reste ouverte.
Cinq gestes pour décrocher
Le quatrième geste a l'air trop simple pour marcher. Pourtant, une phrase du type « si telle chose arrive, alors je fais ça », préparée à l'avance, est beaucoup plus suivie qu'une bonne résolution (Gollwitzer, 1999).
Masquer, bloquer, supprimer ?
Masquer suffit souvent. C'est discret, et tu peux revenir en arrière. Bloque s'il te relance, s'il te provoque, ou si le simple fait de voir son nom passer te fait trop mal. Supprimer ses photos peut attendre : tu n'es pas obligée de tout décider ce soir.
Si tu as déjà regardé
Ça arrive à presque tout le monde, et ça ne défait pas tout ce que tu as reconstruit. Ne like pas, ne réponds pas à la story, et ne va pas voir qui l'a regardée. Écris plutôt ce qui t'a poussée à ouvrir l'appli : la fatigue, la solitude, une chanson. La prochaine fois, tu verras venir le moment.
Et si c'est l'envie de lui écrire qui monte derrière, notre article Envie d'écrire à son ex te dit quoi faire à la place.
Ce que fait Covelane
Dans le parcours « Surmonter une rupture », deux boutons sont là pour ces moments. « J'ai envie de craquer » t'accompagne une minute, le temps que l'envie redescende. Et si tu as craqué, « J'ai craqué » t'aide à comprendre ce qui t'a fait replonger, sans te juger.
La prochaine fois que tu as envie d'aller voir ses stories, écris-lui plutôt dans Covelane. Rien ne part.
Questions fréquentes
Est-ce qu'il voit que j'ai masqué ses stories ?
Non. Masquer ses stories ne lui envoie aucune notification, et il ne le voit nulle part.
Est-ce qu'il voit que je regarde ses stories ?
Oui. Ton nom apparaît dans la liste des personnes qui ont vu sa story, tant qu'elle est en ligne.
Faut-il bloquer son ex sur Instagram ?
Pas forcément. Masquer suffit souvent, et c'est réversible. Bloque s'il te relance ou si voir son nom passer te fait trop mal.
J'ai regardé ses stories, j'ai tout gâché ?
Non. Ça arrive presque à tout le monde. Note ce qui t'a poussée à regarder, puis masque ses stories pour la suite.
Sources
- Marshall, T. C. (2012). Facebook surveillance of former romantic partners: associations with postbreakup recovery and personal growth. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking.
- Fox, J. et Tokunaga, R. S. (2015). Romantic partner monitoring after breakups: attachment, dependence, distress, and post-dissolution online surveillance via social networking sites. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking.
- Fisher, H. E., Brown, L. L., Aron, A., Strong, G. et Mashek, D. (2010). Reward, addiction, and emotion regulation systems associated with rejection in love. Journal of Neurophysiology.
- Gollwitzer, P. M. (1999). Implementation intentions: strong effects of simple plans. American Psychologist.
Écrit par l'équipe Covelane. Chaque étude citée a été vérifiée à la source avant publication.


