Arrêter de se comparer aux autres (surtout sur les réseaux)

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Au coucher du soleil, une jeune femme assise sur les rochers regarde son téléphone au lieu du ciel derrière elle

7 h 30, encore au lit. Une amie annonce sa promotion, une autre ses fiançailles, et ton ex rit sur une photo de soirée. Tu n'as pas encore posé un pied par terre que ta journée te paraît déjà ratée.

La réponse courte

Se comparer est un réflexe humain, pas un défaut. Le problème, c'est qu'en ligne tu compares ta vie entière, coulisses comprises, aux meilleurs moments des autres. Pour en sortir : réduis ce qui déclenche la comparaison, compare-toi à la personne que tu étais il y a un mois, et garde des traces de ton propre chemin.

  • On se compare pour savoir où on en est : le mécanisme est décrit depuis 1954.
  • Sur les réseaux, on voit surtout des moments choisis. Les comparaisons y tournent presque toujours en ta défaveur.
  • Repère tes déclencheurs : un compte, une heure, un état de fatigue.
  • La seule comparaison qui aide : toi aujourd'hui face à toi il y a un mois.

Pourquoi on se compare

En 1954, le psychologue Leon Festinger décrivait déjà ce réflexe : quand on ne sait pas trop où on en est, on se mesure aux autres (Festinger, 1954). Ça avait du sens dans un village de cent personnes. Beaucoup moins face à des centaines de vies filtrées, tous les matins, avant même le café.

Ce que les réseaux changent

Sur un fil d'actualité, tu ne vois pas les gens. Tu vois leur meilleur angle, leurs bonnes nouvelles, leurs vacances. Une étude l'a montré en deux temps : les personnes qui utilisent le plus Facebook ont une estime d'elles-mêmes plus basse, et regarder un profil qui paraît plus réussi que le sien la fait baisser sur le moment (Vogel et al., 2014).

Après une rupture, c'est pire. Le profil de ton ex devient le centre de toutes les comparaisons : qui va le mieux, qui s'est remis le plus vite, qui sort le plus.

Repère tes déclencheurs

Pendant trois jours, note quand la comparaison te fait mal : à quelle heure, sur quel compte, dans quel état. Pour beaucoup de gens, c'est le matin au réveil et le soir au lit, téléphone à la main. Une fois les déclencheurs repérés, tu peux agir :

  • mettre en sourdine les comptes qui te font du mal, à commencer par celui de ton ex ;
  • laisser ton téléphone hors de la chambre ;
  • remplacer le premier scroll de la journée par autre chose : trois lignes de journal, un café dehors.

Compare-toi à toi-même

La seule comparaison qui fait avancer, c'est celle avec la personne que tu étais il y a un mois. Est-ce que tu dors mieux ? Est-ce que tu tiens ton no contact ? Est-ce que tu as repris quelque chose qui comptait pour toi ? Pour le voir, il faut des traces. Un journal, même trois lignes par jour, te montre un chemin que ta mémoire oublie.

Ce que fait Covelane

Covelane te compare à une seule personne : toi. Tes paliers montrent le chemin parcouru depuis le premier jour, ton journal garde tes mots semaine après semaine, et ton Portrait s'affine à mesure que tu avances.

Covelane

Dans Covelane, la seule comparaison qui compte : toi aujourd'hui face à toi le premier jour.

Questions fréquentes

Comment arrêter de se comparer aux autres ?

Réduis d'abord ce qui déclenche la comparaison (certains comptes, le téléphone au lit), puis remplace-la par une autre : toi aujourd'hui face à toi il y a un mois, avec un journal pour le voir.

Pourquoi je me compare autant à mon ex ?

Parce qu'après une rupture, on cherche à savoir qui va le mieux. Mettre son compte en sourdine coupe la plupart de ces comparaisons.

Les réseaux sociaux font-ils baisser l'estime de soi ?

Les études vont dans ce sens quand on y voit surtout des profils qui semblent plus réussis que le sien, ce qui est le cas de la plupart des fils.

Se comparer, est-ce toujours mauvais ?

Non. Se comparer à quelqu'un qui a traversé la même chose peut donner de l'espoir. C'est la comparaison permanente, au réveil et au coucher, qui use.

Sources

  1. Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations.
  2. Vogel, E. A., Rose, J. P., Roberts, L. R. et Eckles, K. (2014). Social comparison, social media, and self-esteem. Psychology of Popular Media Culture.
  3. Neff, K. D. (2003). Self-compassion: an alternative conceptualization of a healthy attitude toward oneself. Self and Identity.

Écrit par l'équipe Covelane. Chaque étude citée a été vérifiée à la source avant publication.

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